Ce que les jeux compétitifs peuvent vous apprendre de nos identités de femmes [Partie 2]

Tous les termes vidéoludiques spécifiques seront accompagnés d’une note et sont détaillés si vous passez votre souris dessus. Ils figurent aussi en note de bas de page.

Dans la première partie, j’évoquais la transposition des rapports de genre dans les jeux en ligne, et quels parallèles nous pouvions construire avec les concepts propres aux féministes matérialistes – le travail reproductif des femmes en tant que joueuse support, qui sont parti prenante au bon fonctionnement de l’économie de la partie, tout en voyant une réduction voire une totale invisibilisation de leurs apports.
Je terminais l’article en vous parlant d’une expression beaucoup utilisée dans la communauté Overwatch, les « Mercy-main », désignées comme « juste des bonnes femmes capables de jouer Mercy et de maintenir le clic-gauche ». Là encore, si je soulevais cette spécificité à OW, je ne pense pas trop m’avancer en pensant que chaque jeu, chaque sport, chaque activité a ses « Mercy-main » avec toute l’infamie, la misogynie et la dimension disqualifiante que ce trope est censé comporter. L’intérêt étant de dépasser cette vision particulièrement essentialisante et sexiste pour attaquer l’angle-mort de cette analyse: pourquoi les femmes ont surtout tendance à jouer support ? (je proposais des pistes de réponse dans le premier article).

Aujourd’hui, j’aimerais me pencher sur une autre extrémité, qui pour moi est la deuxième face de la même médaille. J’ai envie de vous parler des femmes qui sont excellentes à Overwatch – excellentes à un niveau professionnel, donc oui, plus fortes que moi, plus fortes que toi, Juan-Carlos, et plus fortes que tous tes copains réunis. Celles qui font partie des joueurs qu’on appelle des légendes.

Je vais vous parler de Geguri.

Quiconque s’est penché sur la scène compétitive d’Overwatch connaît Geguri: elle est une joueuse tank(1) Les personnages qui tiendront la frontline sont les tanks. Ils sont généralement plus robustes, sont là pour protéger, absorber les dégâts ennemis. absolument incroyable, dont le skill mécanique(2)Le skill mécanique est l’aptitude à bien viser, à avoir de bons réflexes… est époustouflant. Malheureusement, les circonstances qui l’ont faite connaître sont un peu moins enthousiasmantes.

En 2016, durant un tournoi coréen officiel, Geguri a été accusée de tricher de la part de deux autres joueurs professionnels. L’équipe qui avait perdu face à elle a également relayé ces accusations: Geguri ne pouvait pas viser aussi bien. Une telle compétence de visée ne pouvait reposer que sur la simple utilisation d’un aimbot(3)Feature de triche permettant de viser ou de faciliter la visée automatiquement – ce n’était pas « humainement possible »(ou devrions-nous plutôt dire, possible de la part d’une femme ?). Les spectateurs abondaient dans le même sens: Geguri devait forcément utiliser un aimbot.
Les deux joueurs à l’initiative de l’accusation, si sûrs de leur fait, étaient formels: ils quitteraient la scène compétitive d’Overwatch s’il était prouvé que Geguri ne trichait pas.

Geguri, qui était une adolescente au moment des faits, a dû se rendre dans un studio externe, pour streamer au grand public sa performance et prouver au monde entier qu’elle n’était pas une tricheuse.

Bien entendu, la vérité a éclaté à ce moment-là: non, Geguri ne trichait pas. Oui, elle était bel et bien capable de jouer sa Zarya avec ce niveau de précision. Le studio de Blizzard lui-même a confirmé n’avoir détecté aucune occurrence de triche chez Geguri. Conséquemment, ces deux branques allaient devoir abandonner la scène compétitive d’Overwatch. (bien entendu, l’un des deux a candidement fait sa réapparition ensuite sous un autre pseudonyme…). Nombre d’articles ont fleuri alors, pour adouber Geguri parmi la communauté des joueurs légendaires, pour consacrer son niveau et affirmer que, grâce à cet événement, elle a pu être propulsée sur la scène pro et gagner sa reconnaissance.
Il y a là un cas d’école, une illustration parfaite de ce que les féministes disent au sujet des femmes dans des milieux qui ne leur sont pas socialement destinés: elles doivent faire deux fois plus, elles doivent endurer du harcèlement (un de ses adversaires avait menacé Geguri de venir chez elle avec un couteau), elles doivent prouver au monde qu’elles sont si fortes que ça, qu’elles peuvent être l’égale d’un homme puisqu’elles prétendent jouer sur le même terrain.

J’aimerais préciser une autre chose: Geguri est sud-Coréenne. La Corée du Sud est particulièrement représentée dans la scène professionnelle d’Overwatch et abrite par ailleurs des joueurs redoutables. Personne n’a demandé à Fl0w3R ou à Saebyeolbe, deux joueurs professionnels sud-coréens qui jouent respectivement Widowmaker (une sniper) et Tracer, qui sont vus comme deux des meilleurs joueurs au monde, de prouver qu’ils ne trichaient pas. Il a été demandé à une adolescente de streamer publiquement ses performances pour prouver qu’elle était irréprochable, dans un cadre tierce, avec tout ce que ça pouvait comporter d’anxiogène et de dévalorisant. Mais elle a réussi. Et nous célébrons ça comme une belle revanche, oui, comme étant ce qui a servi à Geguri de marchepied pour atteindre la reconnaissance. Et à quel prix?

Il aura fallu un an et demi pour que l’Overwatch League commence à recruter des femmes dans ses équipes, et commence à envisager Geguri comme potentielle candidate. Elle est à ce jour la seule femme qui occupe un poste auprès d’eux, et n’est pas devenue l’icône féministe que tant de femmes auraient aimé qu’elle soit, en demandant à ce que jamais personne ne la voit uniquement comme « une femme qui joue ». Pourquoi devrions-nous la voir ainsi ? La pression est déjà telle et son parcours a déjà été suffisamment sinueux pour qu’elle soit la seule garante de toute la gent féminine AUSSI après des féministes. Ce qu’il faut retirer, pourtant, est ailleurs à mon sens: il y a derrière ces histoires une dimension profondément dissuasive pour les autres femmes.

Un lieu d’émancipation ?

Alors, que faire. Que faire pour continuer d’être des femmes qui osent jouer, de la même manière que nous sommes des femmes qui osons pratiquer tel sport, faire tel travail, avoir telle passion. Que faire pour ne pas reculer devant le jeu en ligne, alors que nous aimerions tant essayer ? Que faire pour ne pas arrêter de jouer, déserter le navire quand tout concourt à ce que nous ne soyons pas là ? Harcèlement en ligne, obligation de jouer tel ou tel rôle dévalorisé, accusations humiliantes quand nous désirons pratiquer à niveau professionnel…

J’ai tant encouragé des femmes auprès de moi à jouer, à ne pas abandonner. Le jeu est un support formidable de lien social. Il raconte des histoires. Il discipline. Il pousse à devenir meilleure ou à mieux comprendre ce qui nous entoure, au même titre que le sport. Alors comment dire aux filles de venir, quand on connaît très bien ce qui les attendra ?
Je n’ai pas de solution révolutionnaire, puisque nous avons vu que le problème est situé ailleurs et partout à la fois. Plutôt que de proposer des alternatives miracles, je préfère vous suggérer quelques pistes et conseils pour bien se préparer au monde du jeu en ligne, ou a minima, s’en préserver.

  1. Essayez de jouer avec des amiEs. Commencer un jeu avec quelqu’unE que vous connaissez bien, qui démarre en même temps que vous, et qui est aussi au fait de ce que c’est, être une femme qui joue en ligne, et qui peut ainsi vous écouter, prendre votre défense ou vous valoriser.
  2. Si vous ne connaissez personne pour jouer avec vous, je vous conseille de regarder… des streameuses sur Twitch ! Sans que toutes les streameuses ne soient féministes, vous pouvez être assurées que la plupart du temps, la communauté / l’ambiance / le chat seront très différents de ceux qui vous pourrez trouver chez des streamers. En intégrant ces communautés, vous trouverez plus facilement des gens avec qui jouer. Ma communauté Discord est vraiment chouette pour ça, les filles peuvent jouer facilement entre elles, j’ai mis en place des channels (textuels et vocaux) en non-mixité. Je sais que plusieurs autres streameuses font de même, trouvez un lieu qui vous plaît, faites-y votre nid.
  3. Renseignez-vous sur des événements organisés en non-mixité, ou des plateformes qui le proposent. Pour prendre un exemple, une asso dont je fais partie, Women in Games France, propose des Discord et des sessions de jeu à haut niveau d’Overwatch. Il y a foule d’initiatives dans le même genre (huhu) qui sont proposées sur Internet.
  4. Autre conseil pratique mais qui n’engage que moi: j’ai coupé les chats vocaux et textuels d’Overwatch. Puisque je joue souvent avec mon équipe j’en ai assez peu besoin. J’ai vite compris que le flaming(4)Série de reproches en jeu, souvent à destination de sa propre équipe accompagnée d’insultes et les insultes de gens random pouvaient me rendre anxieuse voire même interférer avec mon niveau de jeu. Je suis là pour jouer, pas pour lire les conneries de JeanKevinLeFacho. De plus en plus de jeux propose cette option (il serait intéressant de comprendre ce qui pousse les dev à l’intégrer, d’ailleurs…). Servez-vous en pour vous protéger.
Le tournoi sud-Coréen « All for Ladies » a été un franc succès, ce qui a même surpris les organisateurs.

Me concernant, je suis dans une situation particulière mais intéressante: je joue dans une équipe en mixité. (ne vous inquiétez pas, cela fait bien longtemps que j’ai arrêté de jouer avec le groupe de mecs que j’ai évoqué en première partie de l’article… !)
Nous nous sommes rencontrés sur le premier serveur Discord que j’avais à l’époque où je streamais en collectif. Même s’il était évident que les personnes qui avaient rejoint ce serveur n’étaient pas les pires droitards du monde, il s’agissait exclusivement de garçons, avec qui j’ai joué en premier lieu parce que nous jouions au même ELO(5)Le niveau de jeu ! Il sera régulièrement distribué entre bronze, silver, gold, platine, diamant, master et +++. C’est-à-dire que notre équipe répondait implicitement à deux critères: nous étions à peu près sur la même ligne politique, et nous nous sommes rassemblés parce qu’on jouait au même niveau. C’était le 23 novembre 2017.
Il s’est donc passé deux ans et demi et je joue toujours avec (à peu près) la même team. Sans avoir explicitement rassemblé des joueurs.es sur la critère de la diversité, nous sommes aujourd’hui: deux joueurs.es racisé.es, deux femmes, dont une coéquipière qui a fait son coming-out trans auprès de nous et quatre joueurs.es queer. Aujourd’hui, on se retrouve pour jouer à Overwatch de temps en temps mais on joue aussi à différents jeux ensemble, en plus de se voir souvent IRL.
Et cette équipe a été un incroyable moteur dans ma vie de joueuse et dans ma vie personnelle, au même titre qu’une équipe sportive, là encore. Il se trouve que la grande majorité de notre équipe est main tank ou main support, ce qui est très rare dans Overwatch. C’est aussi très agréable d’avoir des hommes qui prennent la place du healer, qui aiment jouer support et qui nous déchargent par la même de ce rôle.

À cet égard, il serait très hypocrite de ma part de ne donner des conseils qu’aux femmes. Voici donc les conseils de pratiques de jeu et d’attitudes que je conseille aux hommes qui se voudraient plus accueillants avec les joueuses qui les entourent:

  • Tout ce qui est accès de colère, râleries, insultes, reproches est à proscrire. Je vous rappelle que les femmes sont d’autant plus réceptives aux colères et tempérament de mecs qui s’enflamment, et il y a de quoi: nous sommes susceptibles d’avoir connu des hommes violents dans nos vies. Take a chill pill et gérez vos émotions correctement si vous voulez que des femmes jouent avec vous. Plus vous êtes calmes ou que vous prenez les situations avec humour, mieux ça se passera. C’est le même tarif pour les taquineries sur le niveau de jeu. Moins vous descendrez de femmes « pour rire », mieux ça se passera – à moins qu’on vous dise qu’il n’y a absolument pas de soucis à le faire, bien sûr.
  • Nos manières de parler en jeu sont souvent révélatrices et c’est ici que peuvent se loger des malaises. Tout le monde réagira bien sûr différemment à ça, donc là encore c’est à voir au cas par cas, mais chez nous, les insultes homophobes, les comparaisons au viol « pour rire » dans le jeu, les insultes à base de « salopes » n’étaient pas acceptés. Ça ne nous a pas empêchée d’insulter (bien copieusement…) beaucoup de gens, mais nous nous étions tenus à ces lignes de vocabulaire et sachez-le, plusieurs de mes team mates en sont témoins: ça se change. Facilement.
  • Si votre critique n’est pas constructive, elle ne sert à rien. La pratique que nous avions adopté dans notre team était de faire les reproches « légitimes » APRÈS un fight, pas au cœur de l’action alors que nous avions des centaines d’informations à gérer. Il y a un tri à effectuer: des éléments sont nécessaires à donner à chaud en termes d’info immédiates, d’autres sont mieux à froid.
  • Consultez vos joueuses ! Demandez-leurs comment elles se sentent, s’il y a des choses qui les feraient se sentir plus à l’aise, écoutez leurs malaises, leurs doutes ou leurs critiques. Encouragez-les, valorisez-les, dites-leur quand elles progressent ! De manière générale c’est TOUJOURS une bonne chose à adopter, parce que la team vibe est super importante dans les jeux en ligne.
  • N’hésitez pas à déléguer. J’y reviens en fin d’article. Cela demande parfois d’accepter que ce soient elles qui apprennent (ou qui fassent tout court !) les calls. Ne monopolisez pas le canal de discussion en le saturant d’info. Laissez de l’espace pour que les femmes puissent s’exprimer et avoir des responsabilités.
  • Ne vous énervez pas si des conseils que vous donnez ne sont pas écoutés, particulièrement dans un contexte de jeu où une joueuse débute ou n’a pas le même niveau que vous. Soyez patients.

Je remercie par ailleurs mes team mates qui m’ont éclairée pour écrire ce petit guide. Ils n’étaient pas parfaits quand on s’est rencontré, et moi non plus. Mais parce que nous avons réussi à nous parler, à nous écouter, surtout, on a pu faire de cette team quelque chose où chacun-e se sentait bien. S’il y a une chose que le jeu m’a appris, c’est bien d’apprécier l’humilité, chez moi ainsi que chez les autres. C’est le meilleur conseil que je pourrais vous donner.
Et je compte boucler cet article sur une jolie petite histoire – plus précisément, une histoire d’autonomie et de confiance.

Ma psychologue, Overwatch et moi

Je suis à la base une main tank. Sur le site Overbuff, j’ai été rankée dans le top 30 D.Va européenne sur les milliers de joueurs enregistrés. Autant vous dire que je connais mon personnage. Mais il a fallu un jour que, dans notre équipe, deux joueurs.es occupent la place de l’offense pure, du dégât. Et j’étais une de celle sur qui c’est « tombé ».
J’ai donc été très concrètement confrontée à mes propres complexes, ma propre dévalorisation. Et j’ai eu la chance d’avoir une équipe qui m’a clairement encouragée et soutenue dans cette voie.
Et ce pas seulement pour avoir « une femme qui joue DPS », mais parce que mécaniquement, j’étais la plus apte à le faire. Et ils ont dû me dire et me répéter à chaque partie que non, je n’étais pas nulle, que oui, il allait falloir améliorer tel ou tel aspect, que oui, c’était moi qui allais devoir jouer DPS. Ils ne m’ont pas obligée: ils savaient que j’avais envie de jouer ce rôle, et que ce qui m’en empêchait était lié à mon genre et à toutes les humiliations et les violences que j’avais pu vivre en étant une femme dans ce milieu.
Je suis donc passée de mon rôle très confortable de tank, D.Va, qui est installée dans un immense méka avec des centaines de point de vie, à Tracer, le personnage le plus faible du jeu en termes de vie. Qui est donc vulnérable, et qui fait sa vie sur la carte en prenant des chemins de traverse.
J’ai dû laisser mon fidèle méka au garage et j’ai donc été livrée à moi-même.
Et j’ai eu peur, vraiment. Peur de décevoir, peur d’être nulle, peur de faire perdre du temps à tout le monde.

500 heures sur un personnage, 3 ans à la jouer: forcément, des liens se créent…

Je ne comprenais pas pourquoi me séparer de D.Va (seulement en contexte d’équipe, en plus ! Rien ne m’empêchait de la jouer de mon côté !) me faisait mal. J’avais donc peur de ce nouveau rôle, et j’étais aussi extrêmement triste de « confier » D.Va à un autre de mes team mates. Sur le moment, ce n’était pas très drôle, et je me suis demandée pourquoi je le prenais tant à cœur. J’avais l’impression de perdre une petite partie de moi, et je voyais bien que quelque chose se jouait dans ma tête.
Il se trouve que le moment où j’ai dû apprendre à sortir de mon meka et de mon rôle de tank pour jouer une petite puce solitaire a concordé avec une certaine phase de ma vie, où je devais réapprendre à vivre toute seule, et notamment à laisser des gens m’approcher. La métaphore était donc servie sur un plateau pour ma psychologue, et nous avons pu dresser beaucoup de parallèles entre les événements de ma vie IRL et mes nouvelles responsabilités de jeu en thérapie. Là encore, j’ai été chanceuse d’avoir une praticienne qui s’est intéressée au jeu une fois qu’elle a su que j’y jouais beaucoup… et pouvoir intégrer à mon analyse thérapeutique le fait qu’il fallait que « je devienne une DPS pour moi-même, que j’apprenne à arrêter de tanker constamment pour les autres » a été particulièrement significatif et salvateur sur le moment.

Je crois que c’est tout ce que je souhaite aux femmes qui veulent jouer, qui jouent déjà. Qu’on apprenne à lâcher les plaques d’armures, qu’on s’émancipe et s’autonomise AUSSI par le jeu. Quoi que cela veuille dire pour chacune. J’aimerais aussi que le monde entier voie à quel point ces pratiques peuvent être constitutives de nos représentations, de ce que l’on traverse, de nos identités, de nos quotidiens. Qu’on cesse d’infantiliser ce loisir et de nier toutes les violences et les joies qu’il procure.

Finalement, j’aimerais simplement qu’on arrête une bonne fois pour toute de penser que tout ça n’est qu’un jeu.
C’était ce que j’avais dit à ma psychologue, alors que j’étais au bord des larmes durant une de mes séances où nous en parlions. « Je ne comprends pas pourquoi ça me met dans cet état, ce n’est qu’un jeu… »
Elle m’avait répondu que c’était une version antérieure de moi qui mourrait. Que j’allais devoir prendre conscience de qui je suis toute seule, de mes capacités, sans me reposer sur d’autres. Que le méka de D.Va m’avait tenu chaud les fois où j’avais l’impression d’être seule et fragile alors que je devais donner le change.
« Et tout ça… Tout ça, c’est le jeu aussi », m’avait-elle dit. « Et c’est beaucoup, vous ne trouvez pas ? »


Références   [ + ]

1. Les personnages qui tiendront la frontline sont les tanks. Ils sont généralement plus robustes, sont là pour protéger, absorber les dégâts ennemis.
2. Le skill mécanique est l’aptitude à bien viser, à avoir de bons réflexes…
3. Feature de triche permettant de viser ou de faciliter la visée automatiquement
4. Série de reproches en jeu, souvent à destination de sa propre équipe accompagnée d’insultes
5. Le niveau de jeu ! Il sera régulièrement distribué entre bronze, silver, gold, platine, diamant, master et +++

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